Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amnesty international - Page 27

  • La France accélère les renvois vers l’Afghanistan

    Communiqué d'Amnesty International le 04.10.2017

    Alors que le nombre de victimes civiles est plus élevé que jamais en Afghanistan, les gouvernements européens obligent de plus en plus les Afghans à repartir dans ce pays. Une violation flagrante du droit international.

    Près de 10 000 personnes ont été renvoyées en Afghanistan par des pays européens en 2016 alors que les violences s’y intensifient. Les personnes renvoyées sont en grave danger. Nos enquêtes ont démontré qu’au moins une personne a été assassinée à son retour.

    C'est le cas de Sadeqa (le nom de la personne a été modifié) et ses proches qui ont fui l’Afghanistan en 2015, après que son mari, Hadi, eut été enlevé, roué de coups et finalement relâché après paiement d’une rançon. Au terme d’un voyage périlleux de plusieurs mois, ils sont arrivés en Norvège, espérant y trouver un avenir meilleur, en lieu sûr. Malheureusement, les autorités norvégiennes leur ont refusé l’asile, leur donnant le choix entre la détention dans l’attente de leur expulsion et un retour « volontaire », assorti d’une allocation de 10 700 euros.

    Le mari de Sadeqa a disparu quelques mois après leur retour en Afghanistan. Les jours ont passé, sans que personne ne sache ce qu’il était devenu. En fait, Hadi avait été tué. Sadeqa pense qu’il a été assassiné par ses ravisseurs. Aujourd’hui, elle a peur de se rendre sur sa tombe.

    Lire la suite

  • «Mon séjour en prison a encore renforcé ma détermination »

    Salil Shetty (secrétaire général d’Amnesty International) a rencontré le 9 septembre Idil Eser, directrice d’Amnesty International Turquie, actuellement emprisonnée. Il nous raconte son entrevue.

    Alors que j’avançais, j'avais une conscience aiguë de la présence, dans les tours de guet au-dessus de moi, des gardiens armés qui suivaient chacun de mes pas. J'étais en route pour rencontrer ma collègue et amie Idil Eser, dans la section la plus sécurisée de la prison la plus sécurisée de Turquie. Idil, directrice d'Amnesty International Turquie, a été arrêtée en même temps que neuf autres défenseurs des droits humains, sur la92a5c28c24100edc987e60ac6c0c109ddd6fba64_idil-eser.jpg base d’accusations absurdes de terrorisme, il y a plus de deux mois. Aussi incroyable que cela puisse paraître, mis à part ses avocats, qui la voient une heure par semaine, et un député, je serai le premier visiteur d'Idil.

    En raison des dispositions qui limitent aux membres de la famille immédiate les visites aux personnes emprisonnées en application de l’état d'urgence, Idil a été entièrement coupée de ses amis ; or, elle n'a plus de famille proche.

    J'avais tenté de rendre visite à Idil dès mon arrivée en Turquie, quelques jours plus tôt, mais une fois aux portes de la prison, je m’étais vu refuser l’accès à l’établissement. Après avoir rencontré à Ankara le ministre de la Justice, Abdülhamit Gül, et sollicité à nouveau une autorisation de visite, j’ai enfin pu la voir.

    De toutes les prisons du monde où je me suis rendu, celle de Silivri – le plus grand établissement pénitentiaire d’Europe – est la plus sophistiquée et la plus intimidante. Après être passé par son imposante entrée et avoir été soumis par des gardiens courtois à une fouille corporelle, à des détecteurs de métaux et à un scan de l'iris, je me suis retrouvé dans une immense ville de béton.

    Lire la suite

  • Israël envisage des sanctions contre Amnesty International

    Communiqué d'Amnesty International le 15 09 2017

    Des informations indiquant que le gouvernement israélien compte exercer des représailles contre notre organisation viennent d’être publiées par des médias israéliens.

    La campagne que nous avons lancé cette année demande aux gouvernements d'interdire l'importation de produits en provenance des colonies israéliennes, semble être en cause.

    Un mauvais signal pour la liberté d’expression

    Nous n’avons reçu aucune notification officielle concernant de telles mesures, et avons demandé une confirmation au ministère israélien des Finances, mais des médias israéliens ont signalé que les autorités israéliennes comptent modifier le statut de la section israélienne d'Amnesty International afin que les dons versés à l'organisation ne puissent plus être déductibles des impôts.

    Les informations selon lesquelles le gouvernement israélien entend sanctionner notre organisation sont très inquiétantes. Les autorités ne nous ont pas informés de telles mesures, mais si ces informations sont vraies, il pourrait s'agir d'un grave recul en matière de liberté d'expression et d'un mauvais présage en ce qui concerne l'aptitude des ONG de défense des droits humains à mener en Israël leurs activités librement et sans ingérence. Il s'agira aussi de la dernière initiative en date prise par les autorités pour réduire au silence les militants et organisations de défense des droits humains qui critiquent le gouvernement israélien et demandent le respect de l'obligation de rendre des comptes.

    Lire la suite

  • Myanmar: les Rohingyas pris au piège

    Reportage d'Amnesty International

    Le 25 août, des militants Rohingyas ont attaqué des forces de sécurité dans l’état l’Arakan. Après ces attaques qui ont fait au moins 32 morts, nous avons reçu des nombreux témoignages sur les violences très répandues entre l’armée du Myanmar et des militants Rohingyas.

    Selon le gouvernement du Myanmar, au moins 109 personnes auraient tuées dans ces affrontements, en majorité des militants mais aussi des membres des forces de sécurité et des civils. Ces attaques marquent une dangereuse escalade de la violence et mettent en danger les habitants de l'État d'Arakan, sachant que les tensions ont atteint un point critique dans la région récemment.

    Des milliers de civils qui tentent de fuir

    Le 30 août dernier, l’Organisation internationale pour les migrations a déclaré que plus de 18.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh pour se mettre en sécurité.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le même jour pour traiter de la situation alarmante en Arakan, mais aucune résolution n’a été prise en raison des divergences politiques au sein des membres permanents.  En dépit de l’urgence humanitaire, la police du Bangladesh a repoussé des centaines de civils à la frontière.

    Lire la suite

  • Colombie : Les plaies béantes d'un conflit .

    Publié le 06.08.2017 par Amnesty International.

    Si l’accord de paix signé le 24 novembre dernier entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement de Juan Manuel Santos, prix Nobel de la paix 2016, au bout de six ans de longues négociations, est historique, il reste encore un long chemin à parcourir.

    Là où les bombardements et les affrontements des FARC avec l’armée ont cessé, les populations civiles revivent. Mais le pays n’est malheureusement pas encore complètement pacifié : il reste d’autres acteurs armés – paramilitaires, autres guérillas, trafiquants de drogue, d’or ou d’armes – prêts à investir les territoires abandonnés par les FARC. La Colombie doit ensuite panser ses plaies après les crimes de ce demi-siècle de guerre : déplacements de populations, massacres, assassinats, tortures, disparitions forcées, violences sexuelles… Une « justice transitionnelle » va être chargée durant les dix prochaines années, d’élucider ces crimes et de juger leurs responsables.

    Lire la suite

  • Des navires de guerre italiens pour repousser les réfugiés au lieu de les protéger

    Publié le 02.08.2017 par Amnesty International.

    En proposant de déployer des navires de guerre pour patrouiller dans les eaux territoriales libyennes, les autorités italiennes cherchent à se soustraire à leur obligation de secourir les réfugiés et les migrants en mer et d'offrir une protection à ceux qui en ont besoin.

    Il est prévu que six navires soient déployés pour aider les garde-côtes libyens à intercepter et renvoyer les réfugiés et les migrants en Libye, où ils seront exposés à de terribles violations des droits humains. Il est probable que les militaires italiens soient autorisés à recourir à la force contre les passeurs et les trafiquants, et les réfugiés et les migrants pourraient se retrouver pris entre deux feux.

    Au lieu d'envoyer des bateaux pour aider à sauver des vies et offrir une protection à des réfugiés et des migrants désespérés, l'Italie prévoit de déployer des navires de guerre pour les repousser vers la Libye.

    Lire la suite

  • La directrice d’Amnesty Turquie maintenue en prison avec 5 autres défenseurs

    Les procureurs turcs avaient 12 jours pour établir les faits et se rendre à l’évidence : ces dix militants sont innocents. Leur décision d’en maintenir 6 en détention prouve qu’il s’agit d’une persécution à caractère politique qui laisse présager un futur bien sombre dans ce pays.

    L’inculpation des dix défenseurs des droits humains constitue un effroyable affront à la justice. Le placement en détention de six d'entre eux est un nouveau pas franchi pour la répression en cours dans ce pays.

    Des accusations grotesques

    Au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a donc placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été libérés de manière conditionnelle mais font encore l’objet d’une enquête. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ».

    Lire la suite